Mais je sens que mon cœur murmure et retient ma plume.
Jean-Jacques Rousseau.
mercredi 22 avril 2015
J'essaie péniblement d'achever un roman commencé au mois de février l'année dernière, et me rends compte à quel point l'écriture est un "travail".
Il est loin le temps où j'écrivais pour me "défouler" dans ma chambre d'étudiant... tout me semble plus léger, plus technique aussi, l'éternelle recherche du bon mot... l'accumulation de détails, de choses, le parti pris matérialiste... un personnage un peu paumé, qui aimerait vivre d'autres vies que la sienne et à qui il arrive des histoires absolument... invraisemblables.
L'"auto-fiction"...
mercredi 8 avril 2015
henoutimre
Il y a environ deux ans, une fille portant le nom d'une reine égyptienne a laissé un commentaire sur ce blog, avant de disparaître comme derrière un écran de fumée.
Une sorte de fantasme ou de mystère à l'état pur.
dimanche 11 janvier 2015
Deux exemples de l'illusion que je suis capable de produire chez les autres :
1) Une fois, N. a dit que j'étais une chenille. En ajoutant qu'un jour, je me transformerai en papillon.
2) Le lieutenant-colonel C. me témoignait une affection presque paternelle. Une fois il m'a même qualifié de "brillant"...
mardi 9 décembre 2014
Un moment de vie sans saveur : le fait d'être assis dans le métro à côté du colonel B., à ne pas savoir quoi dire, vaguement mal à l'aise une fois que l'on s'est demandé où habitait chacun, à quelle station il descendait, si le quartier en question était sympa.
Je ne vois pas le temps passer. J'ai été beaucoup trop pris par le travail pour pouvoir travailler mes cours de philosophie. J'ai passé une réunion à ne rien dire mal placé entre mon chef et l'ingénieur général B. Dans ces moments je reste droit comme un i, en quelque sorte caché derrière ma masse de cheveux (il faut que j'aille chez le coiffeur). J'ai regardé la dernière émission de la grande librairie sur France 5, sans grande conviction, émission sur la vie de Tolkien, sa vie rangée, son oeuvre titanesque. J'avais préféré l'émission de la semaine dernière, sur les écrivains new yorkais.
Aujourd'hui il fait beau et froid, un temps que j'aime.
Aujourd'hui il fait beau et froid, un temps que j'aime.
mardi 25 novembre 2014
J'ai parfois le sentiment curieux de faire désormais partie des privilégiés, après avoir longtemps lutté pour sortir d'un milieu moyen-pauvre. Quand je regarde mon salaire, quand j'entends mon frère parler de ces voyages, le fait d'habiter dans Paris intra-muros, de croiser des foules d'individus qui semblent tous mannequins, et de devenir absolument indifférent à la misère humaine.
Dans le métro, fermer les yeux (faire semblant de dormir) quand un pauvre vient quémander son argent.
mercredi 19 novembre 2014
Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit ici. Dernier message le 25 mars, simple citation de philosophe, pour me donner un air spirituel et laconique.
Mais il ne s'est rien passé de notable depuis.
A part le temps, qui passe.
C'était l'anniversaire de mon frère ce lundi, c'est mon propre anniversaire demain. 27 ans, le sentiment d'être à la fois vieux et beaucoup trop jeune pour prétendre être vieux - et qui plus est s'en plaindre.
Le vague espoir de trouver une raison d'être dans la littérature et/ou l'écriture.
Le fait d'être submergé par des questions futiles, je veux dire professionnelles, jouer le jeu des relations sociales, répondre à des mails, faire des calculs, lire, courir, dormir, m'interroger sur ce que je vais manger, un peu de jeux vidéos ces derniers temps, un peu de vacances, beaucoup de travail, un peu de philosophie, beaucoup de tableurs excel, voilà à peu près ma vie.
Mais il ne s'est rien passé de notable depuis.
A part le temps, qui passe.
C'était l'anniversaire de mon frère ce lundi, c'est mon propre anniversaire demain. 27 ans, le sentiment d'être à la fois vieux et beaucoup trop jeune pour prétendre être vieux - et qui plus est s'en plaindre.
Le vague espoir de trouver une raison d'être dans la littérature et/ou l'écriture.
Le fait d'être submergé par des questions futiles, je veux dire professionnelles, jouer le jeu des relations sociales, répondre à des mails, faire des calculs, lire, courir, dormir, m'interroger sur ce que je vais manger, un peu de jeux vidéos ces derniers temps, un peu de vacances, beaucoup de travail, un peu de philosophie, beaucoup de tableurs excel, voilà à peu près ma vie.
mardi 25 mars 2014
mercredi 19 mars 2014
dimanche 16 mars 2014
Très étrange, cette professeur de philosophie qui n'a cessé de me prendre à partie en m'appelant "Monsieur au pull orange". D'autant plus que mon pull était rouge. Elle a dit qu'au sens Kantien j'étais une chose en soi, mais qu'elle ne me connaissait pas pour autant.
A la fin du cours, lorsqu'elle résumait, elle dit : "le beau en soi, par exemple Monsieur au pull orange"...
Ai-je rêvé ? Personne n'a réagi.
mercredi 19 février 2014
mardi 26 novembre 2013
jeudi 21 novembre 2013
dimanche 10 novembre 2013
Je ne suis pas très réunion de famille. Situations, anecdotes, questions identiques auxquelles on finit par ne plus savoir quoi répondre. Les muscles du visage tendus à force de sourire. Regarder mon gâteau d'anniversaire avec indifférence. 26 ans. Reprendre la voiture, sur fond de musique électronique, et la tour Eiffel au loin qui semble déjà dormir.
mercredi 9 octobre 2013
Quelques jours à Bourges pour y suivre une formation au management. A un moment il fallut bien dire quelque chose et c'est alors qu'il vit beaucoup de "croyances" sur mon visage qui me faisaient perdre ma "confiance en moi". J'aurais dû lui dire : je ne crois pas au management.
L'impression immature de se sentir seul contre tous, en milieu hostile. De détenir la "vérité".
B. m'a proposé d'aller boire un verre - B. est plein de bons sentiments, il est la "bienveillance" incarnée, le charitable, celui qui propose ; j'ai répondu je ne sais pas, avant de dire... non. Fuir l'agitation de la place publique. Le "tête-à-tête avec soi-même".
mercredi 18 septembre 2013
mercredi 11 septembre 2013
Une histoire serait en train de s'écrire. Peut-être est-ce la nôtre.
Entreprendre des choses folles sans trop savoir pourquoi, mais animé par une sorte d'envie cruelle ; celle de devenir autre chose ou en un sens plus que moi-même.
L'autre jour j'ai relu cette histoire écrite il y a quelques années, un texte de souffrance et qui se voulait déguiser la souffrance par une forme d'humour ne faisant rire que moi. Des souvenirs du lycée militaire.
lundi 26 août 2013
Few days in London
Quelques jours à Londres furent l'occasion de pratiquer l'anglais, par des discussions enrichissantes avec l'habitant :
- Two fish and chips, please.
- With mash or chips ?
- Oh... euh chips.
- fgjkdnd (?!) or vegetable ?
- Mmm... vegetable. And two beers, please.
- Stout or lager ?
- Lager.
- Where is your table ?
(...)
Le mot lager prend une valeur inestimable lorsque l'on entre dans un pub : il permet de commander de la bière. Amazing.
mercredi 21 août 2013
Des sphères brillantes en nombre infini, dans l’espace illimité, une douzaine environ de sphères plus petites et éclairées, qui se meuvent autour de chacune d’elles, chaudes à l’intérieur, mais froides et solidifiées à la surface, des êtres vivants et intelligents sortis de l’espèce de moisissure qui les enduit – voilà la vérité empirique, voilà le monde. Cependant c’est une situation bien critique pour un être qui pense, que d’appartenir à une de ces sphères innombrables emportées dans l’espace illimité, sans savoir d’où il vient et où il va, perdu dans la foule d’autres êtres semblables, qui se pressent, travaillent, se tourmentent, naissent et disparaissent rapidement et sans trêve dans le temps éternel…
A. Schopenhauer
vendredi 2 août 2013
Les grands hommes
On lui demanda pourquoi il revenait de vacances pour travailler seulement trois jours avant de partir à nouveau. Il répondit : Montaigne se faisait réveiller chaque nuit, pour avoir le plaisir de se rendormir... Le lendemain on parlait de sport, et il nous disait que pendant l'hiver il n'arrivait pas à aller courir. Puis il continua en nous dévoilant le secret de la longévité selon Winston Churchill : No sport... Lit-il des recueils d'anecdotes ?
J'ai moi-même appris quelques détails sur Pascal aujourd'hui. J'étais dans la salle d'attente de la clinique et lisais un article écrit par un énarque sur "l'insatiable génie" qu'était Pascal. Les énarques étant généralement plus historiens que philosophes, je ne m'attendais pas à lire quelque chose d'intéressant. J'appris que Pascal mourut à 39 ans, qu'il connut toute sa vie des problèmes de santé (fortes migraines, cancer de l'estomac...) mais que la maladie était selon lui l'état naturel du chrétien ; et qu'il avait outre cela une hygiène de vie déplorable, qu'il se soignait au hasard, par exemple en buvant du lait d'ânesse.
Reste à trouver le moment opportun pour placer ça dans une discussion (!)
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